Texte de Maylis Gaillard, photographies d’Antoine Versluys.

Arras, « la perle du Nord », voici la destination, cette année, pour le week-end de découverte de l’association. Le rendez-vous est prévu à la gare. Nous sommes accueillis par Clotilde, l’une des organisatrices du week-end. Après avoir salué tout le monde, nous nous dirigeons vers le lieu d’hébergement à la maison diocésaine Saint-Vaast où nous retrouvons Jean, le second organisateur.

Commence ensuite notre première visite à la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Vaast. Notre guide, que nous rejoignons dans le chœur, est Michel Rossi, conférencier et conseiller artistique de la Commission Diocésaine d’Art Sacré du Pas-de-Calais. Ce dernier entame la visite par une présentation de certains reliquaires situés dans le chœur et par l’histoire de cette cathédrale bâtie au XVIIIe siècle, qui devait à l’origine tenir le rôle d’église abbatiale mais les divers événements historiques lui ont fait obtenir le statut de cathédrale. À l’entrée de cette cathédrale très lumineuse, il est étonnant de trouver certaines ressemblances avec le Panthéon de Paris. Il se trouve en effet que l’ancienne église Sainte-Geneviève a été bâtie seulement quelques années plus tôt[1]. Cette cathédrale d’Arras a beaucoup souffert des effets de la Première Guerre mondiale, elle fut en effet quasiment entièrement détruite, et reconstruite à la fin des années 1920. Notre guide s’arrête ensuite longuement sur une très belle toile s’intitulant Présentation de Jésus au temple d’Abel de Pujol (1834), élève de Jacques-Louis David. Après des explications devant d’autres représentations bibliques telles La Résurrection, notre visite prend fin.

Le chœur de la cathédrale.

À la suite d’une petite pause, nous nous dirigeons à présent vers le beffroi et l’hôtel de ville, élément si emblématique des villes du Nord. Trois groupes sont faits afin de monter en haut du beffroi à tour de rôle. La vue sur la ville est splendide ! Nous pouvons y voir la cathédrale, les deux grandes places…

L’hôtel de ville d’Arras.
La vue depuis le beffroi.

Retour à l’hébergement, où nous avons un temps de repos dans nos chambres avant le dîner. Le temps du repas passé, commence ensuite la présentation de l’association et des sites à ceux qui les découvrent au moment du week-end, qui sont au nombre de cinq. Chaque site est présenté par un intervenant en mettant l’accent sur la beauté du lieu, la vie en communauté, les spécialités culinaires de la région. Le nouveau site Rochefort-en-Terre, en Bretagne, s’ajoute donc à la liste des lieux de visites des communautés d’été. La soirée se prolonge ensuite autour d’un gros pot de pop-corn, de quoi passer un bon moment ! La nuit sera courte, surtout en comptant le changement d’heure.

Le lendemain, après le petit-déjeuner et la visite de la chapelle de la maison diocésaine, nous partons pour la messe en l’église Saint-Nicolas-en-Cité dont nous avons le temps de faire le tour. L’apéritif et le pique-nique ont ensuite lieu au jardin Minelle, parc ombragé autour d’un plan d’eau.

Puis, le départ se fait pour le musée des Beaux-Arts d’Arras installé dans l’ancienne abbaye Saint-Vaast, datant du XVIIIe siècle. Deux groupes sont constitués pour poursuivre la visite.

Le premier groupe commence par une conférence de Jean Vandamme sur les Mays, des tableaux provenant de Notre-Dame de Paris, commandés tous les ans par la corporation des orfèvres entre 1630 et 1707 pour être offerts à la cathédrale à chaque début de mois de mai (d’où leur appellation). Ils ont ensuite été déposés au musée des Beaux-Arts d’Arras. Sept Mays y sont exposés, devant lesquels nous nous arrêtons afin d’en comprendre la signification, dont celui représentant Saint Pierre ressuscitant Tabitha (1652) de Louis Testelin ou encore Le ravissement de Saint Philippe (1663) de Thomas Blanchet.

Le second groupe peut quant à lui découvrir le musée en visite libre, avec ses nombreuses œuvres d’art : peintures, mobilier, architecture (un superbe cloître constitue en effet une partie du musée). Les anges de Saudemont (datant environ de 1270), qui se trouvaient vraisemblablement sur l’autel de l’ancienne cathédrale sont exposés. Ces deux sculptures en bois polychrome ne sont pas sans rappeler « l’Ange au sourire » de la cathédrale de Reims. Les deux groupes intervertissent ensuite leur activité.

Jean Vandamme commentant les Mays…
… devant son auditoire.
Le musée est abrité dans une abbaye du XVIIIe siècle.
Photo du groupe devant le musée avant le départ.

Après cette visite, nous retournons à l’hébergement afin de faire un point sur le week-end et partager un dernier moment de convivialité. Le départ pour la gare est imminent pour ceux qui rentrent en train quand d’autres s’apprêtent à reprendre la route. Ce week-end, moment de joie et d’amitié, est passé bien vite, mais c’est pour mieux se retrouver ensuite !


[1] Ancienne église Sainte-Geneviève, le Panthéon devait remplacer l’église construite au Moyen Âge sur la montagne Sainte-Geneviève pour accueillir la châsse de la sainte patronne de Paris. C’est la Révolution qui transforma le monument néoclassique de Soufflot en édifice commémoratif dédié aux grands hommes de la République.

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