Saint-Germain-l’Auxerrois

Saint-Germain-l’Auxerrois

Fiche d’i­den­ti­té

Région : Île-de-France.

Titre : Parois­siale.

Époque : XIIe-XVe.

Style : Gothique.

Langues : FR, GB, ALL, ESP.

Guides : actifs toute l’an­née

Ouvert depuis : 2015

Très impor­tante sur le plan his­to­rique, Saint-Germain‑l’Auxerrois est l’une des plus anciennes églises du centre de Paris, proche de la Seine et du Louvre. Au Ve siècle, Ger­main, évêque d’Auxerre, et Gene­viève, future patronne de Paris, s’y seraient ren­con­trés. Deux siècles plus tard, Lan­dry, bâtis­seur du pre­mier Hôtel-Dieu de l’île de la Cité, y aurait été inhu­mé (fresque dans la cha­pelle épo­nyme). Simple ora­toire méro­vin­gien (Saint-Ger­main le Rond) uti­li­sé pour ondoyer les caté­chu­mènes, il fut détruit par les Nor­mands à la fin du IXe siècle.
Recons­truite sous le règne de Robert II le Pieux, cette église, pro­té­gée par des fos­sés (une rue des Fos­sés-Saint-Ger­main est men­tion­née sur un ancien plan de Paris), devient au XIIe siècle, au moment de l’édification du palais de Phi­lippe-Auguste, l’épicentre du rayon­ne­ment chré­tien de la capi­tale. Les pre­miers clercs viennent y étu­dier la théo­lo­gie. Elle est à la fois paroisse des rois de France, en rai­son de la proxi­mi­té du Louvre, et siège d’un cha­pitre de cha­noines (col­lé­giale). Cette fonc­tion royale per­dure comme en témoignent le banc d’œuvre attri­bué à Le Brun (1682−1684) et la tri­bune de la reine, amé­na­gée (vers 1840) pour l’épouse de Louis-Phi­lippe.
Au XVIe siècle, l’église est tou­jours au cœur de l’histoire : c’est sa cloche qui aurait don­né le signal du mas­sacre de la Saint-Bar­thé­le­my per­pé­tré au Louvre et dans ses abords, dans la nuit du 24 au 25 août 1572. C’est éga­le­ment sous son porche qu’aurait été assas­si­né Conci­ni, sur ordre de Louis XIII, en 1617.
Au XVIIIe siècle, le cha­pitre est rat­ta­ché à celui de Notre-Dame de Paris et le jubé de Pierre Les­cot est démon­té puis ins­tal­lé au Louvre.
Les émeutes de 1831, sus­ci­tées par la com­mé­mo­ra­tion de l’assassinat du Duc de Ber­ry, la mettent à sac. Quelque trente ans plus tard, sous le Second Empire, le cha­noine Demer­son a pré­si­dé à sa res­tau­ra­tion, avec les archi­tectes Godde, Las­sus, Bal­tard et Viol­let-le-Duc.
Église des artistes, elle abrite aujourd’hui encore des chefs‑d’œuvre : sta­tues médié­vales, retables fla­mand et cham­pe­nois (vers 1500), pein­tures de Joseph Gui­chard (élève d’Ingres), vitraux du XVIe et du XIXe (Maré­chal de Metz et Gugnon).

Accueil et visites à la demande toute l’année

Lun­di, mer­cre­di, jeu­di et ven­dre­di : 14h30 – 17h30
Same­di : 14h30 – 17h00